Projet associatif
Ce projet associatif a été rédigé en Novembre 2005 et approuvé par l'Assemblée Générale.
Projet associatif
Projet associatif
L’association La Girafe réalise ses missions dans le cadre d’un projet associatif approuvé et validé par les membres de l’assemblée générale. Il traduit donc une adhésion commune à
des orientations prises par l’association.
INTRODUCTION :
L’association :
La Girafe est une ludothèque itinérante créée en septembre 2003 qui a pour objet de promouvoir le jeu sous toute ses formes, ludiques et culturelles.
La ludothèque est un espace dédié aux jeux. Elle se définit comme un espace culturel, une institution socio-éducative. C’est un
lieu d’animation autour du jeu qui favorise les rencontres et est susceptible de permettre l’intégration. Elle est ouverte à tous.
Etant par nature itinérante, elle se déplace et propose des animations autour des jeux dans les structures qui en font la demande (écoles, bibliothèques, centre de loisirs, VVF,
centres sociaux).
Les animateurs bénévoles, ou non, avec l’aide de la ludothécaire, mettent en place les différentes interventions de la Girafe, en concertation avec les partenaires des différentes
structures concernées.
Le bureau, composé du Président, du Trésorièr et du Secrétaire, oriente politiquement ses décisions en fonction des valeurs que celui-ci veut défendre.
Les orientations majeures de cette politique sont les suivantes :
(Elles s’appuient sur la Charte des Ludothèques élaborée en juin 2003 par l’Association des Ludothèques Françaises )
· Donner à jouer.
· Favoriser les rencontres et les échanges entre les
différentes générations.
· Soutenir les parents.
· Faciliter la socialisation.
· Prévenir l’échec scolaire.
· Participer à la reconnaissance de la ludothèque comme
équipement culturel et social.
· Défendre et faire reconnaître le métier de ludothécaire
par les pouvoirs publics.
1. L’équipement culturel et social :
La ludothèque est garante d’un large choix de jeux entretenus et de qualité.
Au départ, la plupart des associations proposaient l’emprunt de jeux via un ludobus. De plus en plus, les ludobus sont devenus des structures mobiles proposant du « jeux sur
place », c’est à dire dans des locaux mis à disposition par les collectivités.
La ludothèque, permet de découvrir des jeux peu communs ou inhabituels ; des jeux qui à cause de leur coût ou du fait de leur taille ne peuvent être acquis par les familles ou
les collectivités. Priorité donc aux achats de jeux chers, difficiles à trouver dans les grandes distributions ou accessibles uniquement chez les petits éditeurs.
Il existe de nombreux instruments de sélection des jeux, notamment le Ludoscope, catalogue annuel des 100 meilleurs jeux et jouets de l’année passée, différents sites internets ou
revues mensuelles
Chaque nouveau jeu ou jouet est systématiquement numéroté, plastifié si besoin est, et enregistré sur ordinateur.
La ludothèque est un équipement d’utilité sociale et d’éducation populaire.
Le jeu est un outil de citoyenneté, apprendre les règle du jeu, du lieu c’est prendre
en compte la réalité des autres. La ludothèque défend le jeu comme loisir culturel et informel qui présente cependant un très grand intérêt éducatif en complémentarité avec
d’autres structures (celles de l’Education Nationale, les bibliothèques, les centres sociaux, les centres de loisirs).
La ludothèque défend le fait qu’ il est possible de découvrir d’autres jeux que ceux
des grandes surfaces, des jeux coopératifs par exemple qui reposent sur le fait qu’en faisant tous ensemble face à un « ennemi » commun, on peut être plus fort et remporter la
partie.
Le jeu en outre laisse le choix des perspectives, permet à chaque individu de faire
ses propres choix, tester ses limites, adhérer ou pas à certaines tactiques ludiques. Tout cela évidemment toujours dans un esprit de joueur et de « faire semblant ».
La ludothèque s’installe prioritairement dans les endroits qui manquent de ce
genre de structure : quartiers classés « difficiles », zones rurales déficitaires afin de donner à jouer aux familles défavorisées ou éloignées.
Des jeux adaptés à chaque âge
Il nous semble judicieux de reprendre un article paru il y a quelques années :
"Le Système ESAR a d'abord été élaboré dans l'intention de mieux comprendre l'enfant qui joue et dans le but de bien analyser ses rapports
priviligiés avec l'univers des objets ludiques. Il s’appuie sur les grandes étapes du développement de la personne.
Un principe d'ordre et un principe d'unité des termes utilisés lors des analyses servent à articuler le système et contribuent à préserver
l'ordre cumulatif d'apparition des différentes habiletés mises en action dans le jeu.
Ces étapes s'additionnent de façon cumulative et hiérarchique ; les marches de cet escalier doivent bien-sûr être franchies dans l'ordre, l'une
après l'autre, mais il est toujours possible de revenir sur ses pas pour réutiliser des acquisitions ludiques antérieures même avec la maîtrise déjà réussie d'habiletés plus
complexes.
Jeux d'exercice :
Ainsi à l'étape des jeux d'exercice, il faut choisir des objets qui permettent de fixer le regard avec des couleurs et des formes différentes, de favoriser la préhension, la manipulation, d'orienter l'attention auditive avec des jouets à prendre et à secouer.
Jeux symboliques :
L'émergence des jeux symboliques, à l'étape suivante, apporte des jeux de faire-semblant, des jeux de rôles fictifs dans lesquels l'imitation tient une place prépondérante.
Ainsi à l'étape des jeux d'exercice, il faut choisir des objets qui permettent de fixer le regard avec des couleurs et des formes différentes, de favoriser la préhension, la manipulation, d'orienter l'attention auditive avec des jouets à prendre et à secouer.
Jeux symboliques :
L'émergence des jeux symboliques, à l'étape suivante, apporte des jeux de faire-semblant, des jeux de rôles fictifs dans lesquels l'imitation tient une place prépondérante.
Jeux d’assemblage et jeux de règles :
Par la suite, les jeux d'assemblage, d'agencement et de construction prennent le relais, suivis par les jeux de règles.
Par la suite, les jeux d'assemblage, d'agencement et de construction prennent le relais, suivis par les jeux de règles.
Toutes les compétences nécessaires à la réalisation de telles activités se doivent d'être bien comprises, bien agencées et bien ordonnées dans
le temps de manière à ne pas stimuler l'enfant de façon inconsidérément précoce et par ailleurs à ne pas le soustimuler non plus !"
(Petite histoire d'une idée par Denise Garon extrait de la Première Lettre ESAR)
2. Le partenariat :
La ludothèque touche un grand nombre de structures.
La Girafe intervient sur différentes structures et travaille donc en partenariat avec elles. Le projet global de la Girafe est de donner à jouer, mais les projets éducatifs et
pédagogiques des structures sont tous différents. Selon la nature du public, l’accueil qui doit lui être fait, la ludothécaire monte les projets avec les directeurs, coordinateur et responsables
de ces différentes structures.
Elle peut intervenir dans les écoles, les centres de loisirs, les bibliothèques, les centres sociaux, les
villages vacances….
Des partenaires financiers.
La Girafe doit défendre et motiver ses dossiers de demandes de subventions en fonction de ses différents projets.
La CAF est un partenaire essentiel dans le budget de fonctionnement de la ludothèque. Les autres institutions sont systématiquement contactées pour les aides publiques auxquelles la Girafe peu
prétendre (Conseil Général, municipalités, communautés de communes).
Des partenaires qui nous soutiennent
autrement.
La ludothèque municipale de St André a signé avec la Girafe, une convention qui permet à cette dernière
d’emprunter des jeux et jouets pour un coût minimum.
Le 10 de cœur nous soutient en publiant dans son trimestriel une sélection de jeux fait par la
ludothécaire.
Mon Logis met à disposition un local pour le stockage de nos jeux.
La municipalité des Noës met à disposition un local où nous pouvons donner régulièrement rendez-vous aux
familles pour des après-midis et des soirées ludiques.
3. Le travail sur la reconnaissance du métier de ludothécaire et des ludothèques
Un travail de communication.
Par la diffusion de la Charte des ludothèques auprès des institutions.
Par la diffusion de la plaquette d’information réalisée par l’Association des Ludothèques Françaises sur le rôle et les missions des ludothèques.
Par la diffusion de la plaquette d’information réalisée par l’Association des Ludothèques Françaises sur le rôle et les missions des ludothèques.
Par le site internet de la Girafe sur les projets en cours et à venir et relais d’informations variées sur le jeu et les ludothèques : http://ludogirafe.over-blog.fr site est régulièrement mis à jour et reflète les projets en cours ou à venir de
l’association.
Par les personnes de terrain pour la diffusion des informations dans les journaux locaux, les halls d’immeubles, les commerces et les institutions.
La formation professionnelle.
La formation professionnelle des bénévoles et des salariés est la garantie du sérieux de nos missions.
Dans la mesure du possible, c'est-à-dire selon les frais engagés, des stages sur le terrain et des formations qualifiantes sont proposées aux salariés et bénévoles de
l’association.
Reconnaissance sur le plan national et sur le
plan local.
Adhésion au mouvement national ALF, la ludothécaire responsable de la Girafe a été élue au CA et s’inscrit donc dans la réflexion plus générale de la place des ludothèques en
France.
La Fédération Départementale des Maisons des Jeunes et de la Culture est à l’origine de la création informelle du collectif aubois des ludothèques. Les réunions entre les
différentes ludothécaires du département permettent d’échanger sur nos conditions de travail, notre représentation vis-à-vis des élus locaux.
CONCLUSION
La ludothèque effectue ses missions dans un souci de transparence face aux adhérents de l’association, aux collectivités qui nous subventionnent ou à
tout autre personne motivée par notre projet associatif.
Nous ne devons pas perdre de vue que sa mission première est de « donner à jouer » dans un cadre particulier et qu’elle est ouverte à tous sans
limite d’age. La ludothèque, en effet, même si elle défend la culture enfantine dans la plupart de ses projets, est aussi un endroit où les adultes peuvent se retrouver et jouer entre
eux.
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